Alors que l'équipe monopolise la pôle depuis la première course on pensait que l'équipe autrichienne dominerait le début de championnat comme l'a fait Brawn GP l'an passé, or elle n'a que trois victoires en huit courses et est deuxième du classement général derrière Mclaren.
La première raison à ce manque de réussite en course est la fiabilité. Problème de bougie à Bahrein, de frein en Australie et Espagne et problème de barra anti-roulis pour Vettel lors des qualifications du Gp de Turquie. A cela s'ajoute des stratégies difficiles à comprendre comme en Chine.
A ces problèmes s'ajoute désormais la mésentente entre les pilotes depuis le Gp de Turquie, on en reparle plus tard.
Petit retour en arrière. Nous sommes fin 2009 et Vettel vient de passer tout près du titre de champion du Monde grâce a une excellente monoplace. De plus ce dernier a en dominé dominé son coéquipier durant la majeure partie de la saison. Quelques mois plus tard à Bahrein la saison 2010 débute, les Red Bull sont devant en qualifs et tout le monde voit Vettel dominer Webber.
Or il n'en est rien puisque si l'allemand mène les deux premières courses il doit abandonner à cause de problèmes techniques, et lorsqu'il gagne en Malaisie, c'est juste devant son coéquipier qu'il n'a pas réussi à distancer.
Puis arrivent l'Espagne et Monaco, deux courses que Webber, parti de la pôle, mena de bout en bout, même à Monaco ou il a du reconstruire l'écart le séparant de ses adversaires après chaque intervention de la voiture de sécurité. Dès lors celui qu'on voyait nettement dominé par Vettel s'est emparé de la tête du championnat et est plus que jamais candidat au titre mondial.
Arrive le grand-prix de Turquie. Les pilotes Red Bull sont en tête du championnat à égalité de points et tout le monde s'attend à une confrontation entre les deux hommes sur un circuit qui convient parfaitement à la Red Bull. Cette dernière n'aura pas lieu lors des qualifications puisque la barre anti-roulis de Vettel a cassé lors de Q3 laissant le champs libre à Webber pour signer la pôle. Ce n'est que partie remise.
Lors de la course les Red Bull prennent le large avec les Mclaren. Suite au arrêts aux stands Vettel récupère la deuxième place derrière Webber.
Arrive alors le 41e tour. Vettel revient sur Webber et tente de le dépasser dans la dernière ligne droite du circuit, Webber laisse juste ce qu'il faut de place et Vettel passe mais vire subitement à droite et est touché par Webber. Les deux sortent de la piste et Vettel doit abandonné sa voiture étant trop endommagé. Webber lui repars mais finit 3e.
Avec cet accrochage Red Bull rate le doublé et manque une fois de plus de marqué de gros points laissant la tête du championnat constructeur à Mclaren, certes on n'est qu'en début de saison mais vu le niveau global et les problèmes de fiabilité des Red Bull tout les points sont bon à prendre pour l'équipe autrichienne.
Pour sa part Vettel nie être responsable de l'accident alors que sur les images on le voit clairement tourner à droite. Du côté de Red Bull on fait tout pour calmer le jeu. Mais outre un excès d'orgueil de la part de Vettel qui souhaitait rétablir la hiérarchie chez Red Bull, une incompréhension entre pilote et ingénieur pourrait être la cause de cet accrochage.
Si elle veut remporter le championnat Red Bull va d'abord devoir régler ses problèmes internes (fiabilité, tensions entre les pilotes) car tous ses problèmes profites à ses adversaires, Mclaren en tête, qui sont près (ou devant pour l'équipe anglaise au championnat) alors qu'ils ont des monoplaces moins performantes.