Si la saison 2009 fut passionnante du point de vue sportif, tout n'est pas rose en coulisse.
En effet depuis 2008 trois constructeurs ont quitté la F1: Honda, BMW et Toyota, et l'avenir de Renault en F1 est toujours incertain. De plus on a appris la semaine dernière que Bridgestone
quittait la F1 à la fin 2010 et force est de constaté que personne ne se presse pour reprendre le poste d'unique fournisseur de la F1: Goodyear et Michelin ne veulent pas revenir et Pirelli n'a pas
l'air intéressé par la F1, ce qui élimine beaucoup de monde.
Enfin on peut également constaté que les circuits apparus depuis le début des années 2000 on un succès mitigé.
A cela s'ajoute l'affaire Renault à Singapour ainsi que le débat permanent sur l'utilisation du KERS lors des prochaines saisons.
Alors la F1 est elle en perte de vitesse?
Tout d'abord du côté des écuries ont ne peut que déplorer le départ de grands constructeurs comme Honda, BMW ou Toyota. Mais la résurrection de Honda par Brawn et le rachat de l'écurie
BMW montre que ces départs seront vite compensés par des équipes disposant d'une base solide. Mais une question se pose à propos de ces deux équipes. On a vu que Brawn était plus que performant cet
année mais il ne faut pas oublier que la monoplace 2009 a été développé alors que l'écurie s'appelait encore Honda disposant ainsi des ressources de ce dernier. Mais qu'en sera t il l'année
prochaine ou Brawn n'aura plus le soutient financier d'un grand constructeur? On sait par expérience que les "gros" sponsors préfèrent se tourner vers des valeurs sures comme Ferrari ou Mclaren.
Cela veut il dire que Brawn connaîtra une année de transition avant un éventuel rachat par Mercedes en 2011? Il est trop tôt pour le dire mais quand on voit la position des différentes écuries sans
soutient financier, Minardi et Jordan hier, Force India aujourd'hui, on est malheureusement en droit de croire que 2010 pourrait être difficile pour Brawn.
Toujours du côté des équipes 2010 verra l'arrivée de quatre nouvelles écuries: USF1, Manor, Campos et Lotus pour ainsi à 13 le nombre d'équipe au lieu de 10 cette année.
Mais ce qui semble être un aubaine pour la F1 pourrait vite se transformé en cauchemar.
Tout d'abord ces équipes ce sont inscrites alors que la FIA prévoyait de limiter le budget des équipes, une mesure censé favorisée l'arrivée de petite structure mais qui fut vite
oubliée à cause de la vive opposition des constructeurs à cette idée. Ce qui fait que l'on verra sûrement d'important écarts en terme de budget entre ces nouvelles écuries et les grosses.
Une autre question se pose lorsque l'on parle de ces équipes. Depuis l'annonces de leur inscription on n'entend parler d'aucune de ces écuries. On sait juste qu'elles
seront toutes motorisées par Cosworth et que Bruno Senna pilotera pour Campos. A part on sait juste que les installations de USF1 plaisent à la FIA mais rien concernant les pilotes ou l'avancement
de la voiture, même son de cloche chez Manor et Lotus. Un silence uniquement rompu par les rumeurs annonçant le transfert de tel ou tel pilote ou le retour d'un ancien pilote, et
qui rappel étrangement les perpétuels annonces de Prodrive qui déclarait pouvoir arriver en F1, et ce avec le soutient de Mclaren, et dont on n'a jamais vu le museau d'une monoplace.
Du côtés du calendrier la F1 semble également être dans une période de trouble. On ne sait toujours pas si le Gp du Canada aura, le Gp de Belgique est de nouveau menacé et
enfin la F1 pourrait finalement retourné à Silverstone en 2010 alors qu'elle aurait du courir à Donington ce qui paraît compromis par les difficultés financières du circuit. Toujours au chapitre
des difficultés financières le Gp d'Allemagne n'aura plus lieu au Nurburgring mais à Hockenheim à cause des difficultés financières du Nurburg. Enfin on est toujours sans nouvelle du retour de la
F1 en France même si Jean Todt, nouveau président de la FIA, fait tout son possible pour que ce retour ait lieu.
Toujours dans l'optique d'attirer un nouveau public en Orient les monoplaces poseront en 2010 leurs roues en Corée du Sud.
Mais alors que la "conquête de l'Est" opéré depuis le début des années 2000 se poursuit on se demande si elle est justifiée et si la FIA ne devrait pas se concentrer
les circuits historiques de la F1 en proies à de nombreuses difficultés.
Si Sepang, Singapour et Bahrein font l'unanimité de nombreuses questions se posent sur les autres circuits apparu depuis le passage au XXIe siècles.
En effet le Gp de Turquie peine à trouver son public malgré un tracé qui fait l'unanimité auprès des pilotes et qui nous offre à chaque fois de belles courses mais ce
devant des tribunes vide. Idem en Chine ou la construction du circuit est loin d'avoir été rentabilisée faute de spectateurs.
A cela s'ajoute le circuit de Valence qui est encore bien loin de se rapprocher de son modèle monégasque et celui d'Abu Dhabi ou les infrastructures sont
impressionnantes mais dont le tracé reste bien fade.
Bref si sportivement la F1 nous a offert un beau spectacle cet année, et sûrement un encore plus beau l'année prochaine avec le retour en force des grosses écuries, elle
semble connaître une période trouble en coulisse ou planent de nombreuses incertitudes dans sur les équipes, les circuits et les règlements.
On espère que l'arrivée de Jean Todt à la tête de la FIA permettra d'éclaircir rapidement ces zones d'ombres.